LE RAYONNEMENT DE Notre-Dame de Liesse en France.

 

 

La Normandie vient au premier rang des régions ferventes de Notre-Dame de Liesse.

On y trouvait dans l'Eure, au moins depuis le XVIIe siècle, des confréries à Bourth, Crosville, Criquebeuf-sur-Seine, Evreux, ainsi que des chapelles et statues à Gisors, Tilleul-Lambert et Verneuil. Il en va de même dans la Seine-Maritine à Fécamps, Jumièges, Les Authieux-Ratiéville, Manéglise, Petit Bénéval, Pissy-Pôville, Saint-Wandrille, Vieux Manoir et Yerville, et dans l'Orne à Joué-du-Bois.

 

 

 

 

 

Bien sûr, on n'est pas étonné de rencontrer cette dévotion dans les régions proches du Sanctuaire :

 

 dans les Ardennes - chapelles à Hautes-Rivières et Saint-Fergeux

- à Reims où une confrérie siégeait dans l'église Saint-Nicaise, dans le Nord

- à Orsinval, Douai et Quarouble

- dans l'Oise à Compiègne,

- à Paris où il y avait trois confréries ainsi qu'un couvent de Bénédictines, sur l'emplacement duquel Madame Necker construisit au XVIIIe siècle l'hôpital qui porte son nom.

- en Seine-et-Marne :- confréries à Chelles et Thorigny sur Marne, statue à Paroy

-, dans la Somme -Amiens, Corbie et Francières

-, dans l'Yonne  : Arces, Auxerre, Bléneau, Chablis, Dannemoine et Saint-Bris

-en Seine-Saint-Denis à Drancy et dans le Val d'Oise, où l'on conserve à Argenteuil un magnifique bâton de confrérie du XVIIIe siècle et où, à Arnouville-lès-Gonesse, un couvent de religieuses hollandaises s'est installé en 1962, sous ce vocable.

On retrouve cette même dévotion dans le Cher, à Argent et Maubranche.

 

Mais il existe aussi des sanctuaires isolés

 

Il existe  d'autres églises sous le vocable de Notre-Dame de Liesse, isolées, mais dont certains indices prouvent le lien avec celui de l'Aisne. C'est le cas de celui de Marienfloss, près de Sierck, dont la croix pectorale des chanoines était identique à celle de la confrérie de Liesse.

- A Séez et Montvalenzan en Savoie, près de Bourg Saint-Maurice, ce sont des peintures et une image d'Epinal du XIXe siècle qui représentent la Vierge laonnoise. Une tradition savoyarde voudrait que ce culte y ait été introduit par des ramoneurs revenant du nord de la France.

 

- Dans l'est et le sud-est se trouvent, ou se trouvaient d'autres lieux de culte à Marienthal dans le Bas-Rhin, à Mezel près de Digne, à Modène dans le Vaucluse.

 

Dans l'ouest et le sud-ouest, dans le Finistère, à Saint-Renan, une église paroissiale et à Villeneuve-sur-Lot une chapelle portent ce nom.

Dans l'Aude, c'est à Fleury qu'a lieu chaque année un pèlerinage populaire très fréquenté à Notre-Dame de Liesse, sanctuaire refondé au XVIIe siècle par un archevêque de Narbonne du nom de Louis de Vervins, et par un ermite des environs de Laon.

 

 

Parfois, des sanctuaires isolés n'ont aucun lien avec celui du Laonnois, comme c'est vraisemblablement le cas de Notre-Dame de Liesse d'Annecy, dont le nom apparaît dès le XIIe siècle et de la chapelle Notre-Dame de Liesse à l'église St Pierre de Chaillot à Paris.

 

Evidemment, dans presque toutes les églises et les cathédrales de l'Aisne, sont répandues des statues de Notre-Dame de Liesse, patronne du Diocèse de Soissons.

 

Enfin, des pèlerins nous apprennent parfois l'installation d'une statue dans une chapelle abandonnée ou une résidence familiale. Cela ne peut que nous réjouir. S'il vous arrive de réaliser un tel projet, n'hésitez pas à nous le signaler. Merci.

 

 

 

 

 

 

NB. Ce dossier a été réalisé à partir d'une documentation réalisée par M. Bruno MAËS, parue dans son livre "Notre-Dame de Liesse, Huit siècles de libération et de joie", disponible au sanctuaire.